On y était : Cian Nugent à l’Espace B

Dans un décor très glitter (dans le ton donc), Cian Nugent a délivré, lundi 13 février, son folk / rock psyché de haute volée, dans la lignée d’un Steve Gunn, Bill Callahan et Neil Young. On revient sur son set ultra-convaincant mais beaucoup trop court à l’Espace B.

L’Espace B n’a pas eu le temps d’enlever la déco très glitter d’une soirée récente. C’est dans cette ambiance très particulière (on pense aux murs recouverts de papier d’aluminium dans Bug de William Friedkin…) que  Cian Nugent et son groupe vont délivrer, ce 13 février,  quelques-uns des morceaux de Night Friction, la troisième livraison du songwriter et guitariste, « born and raised in Dublin ».

Cet album est en fait le premier où Nugent est à la fois chanteur et auteur des chansons. Les deux précédents Born With The Caul ( 2013) et Doubles (2011) versaient dans l’instrumental. Cette dernière livraison est encore sous influence : The Velvet Underground, Richard Thompson, Television, Neil Young, John Lennon, Fred Neil… Il y a pire comme sources d’inspirations d’autant que Nugent (comme pourrait le faire Riley Walker) réussi à dépasser des références a priori écrasantes. Cian Nugent suit avec classe les traces de John Fahey, Kurt Vile ou Steve Gunn, qui l’a d’ailleurs adoubé.

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Après une première partie moyennent convaincante, Cian Nugent et ses musiciens (un batteur et un bassiste) investissent la scène tard, trop tard (22h30). Résultat, le set sera trop resserré. On aura donc droit à une toute petite heure de concert, forcément frustrante. Car on aurait bien repris une plus grande dose d’un psychédélisme très, très inspiré (First run). Cian Nugent excelle à la guitare mais il a le bon goût de ne jamais faire dans la démonstration m’a-tu-vu.

On le constate dès les premières notes de Lost Your Way, belle ballade presque sage en comparaison aux déflagrations qui vont suivre. On enchaîne avec Things don’t change fast, dont l’intro donne le ton : lente, un mot par accord : oui, les choses ne changent pas très vite. On vire « folk roots », avec Grass above my head, morceau écrit il y a deux ans avec The Cosmos. Ambiance cosy avec Shadows, avec un jeu de guitare tout en délicatesseOn adore l’épique Year of the snake, qui prend son temps pour finalement décoller : Cian Nugent n’ouvre pas la bouche pendant huit minutes et est quasi seul à la guitare pendant tout ce temps. S’il est revenu en mars pour assurer la première partie de Cloud Nothings au Petit Bain, on attend désormais un nouveau passage parisien pour de plus longues longues retrouvailles.

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