On y était : Inni-K et Cry Monster Cry au Centre culturel irlandais (chapel session)

Le 24 octobre, la songwriter Inni-K était de retour pour une nouvelle chapel session au Centre culturel irlandais. C’était une première en revanche pour les frères Martin du duo Cry Monster Cry. Au final, une belle soirée d’indie-folk.

Les bonnes nouvelles sont parfois douloureuses. Quand Inni-K (Eithne Ní Chatháin dans le civil) a appris qu’elle avait obtenu une résidence de six semaines au Centre culturel irlandais, elle s’est mise à sauter de joie dans sa cuisine. Son front en a fait les frais (une belle cicatrice) quand il a heurté la porte de sa cuisine. Une anecdote qu’elle nous raconte ce 24 octobre lors d’une nouvelle chapel session au CCI. Car la songwriter est de retour deux ans après un set donné avec son groupe. La songwriter et multi-instrumentiste, originaire de Kildare, se présente cette fois en solo pour dérouler The King has two horse’s ears, sorti en 2015.

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De l’indie-folk inspiré (loop, human beat) aux volutes vocales héritées des airs irlandais, comme ce Sweet Geranium, joué au Ukulélé. La nature est décidément inspirante pour notamment Find your beat, aux paroles en gaélique et écrite en regardant les mouvements d’une rivière (« une femmes qui danse ») à Dingle, dans l’ouest de l’Irlande. Dans le public, on tente de donner de la voix, entre « ouh woua » et claps. Et ça fonctionne plutôt bien. Après la découverte de What’s in your bag, love,  on craque pour Hold Tight, également joué au piano, le morceau le plus accompli et planant de l’album.

Le séjour parisien a été productif avec une chanson, née grâce au rythme de la pluie qui tombait sur les toits du centre. « Nous sommes tous la pluie dans la cour » disent les paroles françaises et en majorité, en gaélique. On valide également le tout nouveau We are Ireland, née du mouvement de Home Sweet Home (réquisition de l’immeuble Appolo House en décembre dernier), qui vient en aide aux sans domicile fixe. Encore une fois, l’assistance est mise à contribution pour cette ode à l’idée de communauté. Un peu de human beat avec le single Come with me, titre réjouissant et aux accents africanisants.

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Elle nous laisse sur ce morceau, le plus connu d’un LP sorti quasi en même temps que celui, heureux hasard, du duo Cry Monster Cry. Visiblement ravis de donner leur tout premier concert parisien, Jamie et Richie Martin présentent Rhythm Of Dawn, une ode à la famille et à l’héritage. Leur folk rappelle parfois Mumford and Sons (ancienne époque…), les années 1960-70 (Tim Buckley) et Fleet Foxes dans les meilleurs moments. On commence piano avec Take flight, où l’harmonie des voix entre les deux frères apparaît déjà évidente. On adhère à la mélancolie de As Long as You’re Left to Carry On, issu de The Fallen, un Ep sorti en 2012. « Nous venons du Donegal et nous avons grandi au sein d’une famille de pêcheurs, où les femmes prient pour le retour de leurs hommes » : cela donne l’émouvante et délicate On Tangled Shores.

Après When we were friends, place à Things we can’t take back in the morning, chanté au célèbre festival Other voices à Dingle. On a droit à du neuf avec Tides (assez munfordien avec le banjo) et High (« à propos d’amour et de sa perte »), qui nous ont bien chatouillé les oreilles à la première écoute. On revient à l’album avec Atlas (on pense à Simon and Garfunkel) et surtout Postcards, aux très fortes influences Fleet Foxes. On s’essaie au mash-up avec The Distance : les garçons ont la bonne idée de mélanger la chanson avec Wouldn’t it Be Nice des Beach Boys. On fait semblant de se quitter avec When The morning comes, titre le plus « irish folk » et joué « débranché » dans les premiers rangs du public.

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Au rappel, les deux frères reviennent en compagnie de Inni-K, au violon. On tente de garder notre dignité (une mini-larme au coin de l’oeil) quand ils entament le déchirant Raglan Road  des Dubliners, choisi en hommage à Eamonn Campbell, l’un des piliers du groupe légendaire décédé le 18 octobre dernier. Et pour finir, encore une reprise de Dancing in the Dark, classique de Bruce Springsteen pas mal revisité par leurs confrères en ce moment: on ne va pas se plaindre, on l’adore ce morceau et comme c’est « relu » avec goût… Le joli final, en douceur, d’une belle soirée boisée.

 

 

 

 

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