On y était : Marc O’Reilly au Coughlan’s, Cork

Le 14 décembre, Marc O’Reilly a donné un (tout) petit avant-goût de son quatrième album L’Etre politique, à paraître en mars 2018. La bande au complet, plus un nouveau venu aux claviers, et cela donne un set tout en électricité. Avec la convaincante Anna Mitchell en première partie.

Son dernier rendez-vous, Marc O’Reilly nous l’avait donné en septembre dernier dans cette même salle, au Coughlan’s à Cork (voir le live report). L’ambiance était cosy avec Jasper Hoiby, en complice à la contrebasse. Changement de ton radical ce 14 décembre, où le « troubadour » retrouve son groupe, Albert Jones (guitare), Mike O’Connell (basse) et Peter Byrne (batterie). Grosse nouveauté : la présence de Rory McCarthy aux claviers. Mais penchons nous d’abord sur le cas de Anna Mitchell, chargée d’ouvrir le bal. Aux claviers, la songwriter originaire de Cork livre des ballades sombres, aux accents country, subtiles et finement écrites. Mention spéciale à sa voix, chaude et émouvante. Le deuxième album est prévu en janvier 2018. A 22h30 (à l’irlandaise), la bande, visiblement de bonne humeur, prend le relais.

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Grâce au petit nouveau, Rory McCarthy donc, Compromise prend une note plus groovy pour finir en apothéose électrique. Des court-jus, on en aura tout le concert grâce à un blues-rock fiévreux et délivré avec générosité. Joli baume phonique avec Healer, qui a servi en bande-son de Salvation « une série merdique sur CBS » rigole O’Reilly « Ils l’ont utilisé pour une scène de sexe ». On se marre dans la salle. Retour aux choses sérieuses avec Of Nothing et surtout Generica, aux accents afro-blues, où le talent notoire de O’Reilly à la guitare apparaît encore plus éclatant. Bref : c’est encore et toujours une claque. Il fait à nouveau des merveilles, comme Peter Byrne d’ailleurs, sur le très bluesy Get Back. « Je fais du blues et du rock, mais du folk aussi il paraît » Cela donne Hail, lui aussi teinté de sons africains, parfait quand il est épuré (traduction : sans les claviers du soir, un peu inutiles).

O’Reilly revient sur sa maladie qui a failli le tuer avec l’émouvant Three & One. Il commence en solo pour laisser ensuite s’exprimer Albert Jones. Celui aura l’occasion de le faire plusieurs fois : le songwriter est plutôt généreux. Bon, le « vieux » c’est bien, mais qu’avons-nous de nouveau en magasin ? Suffit de demander et voilà Enemy Of, aux riffs de guitares très seventies et imparables. Le public adhère à la tornade et nous aussi. On pioche encore dans le nouvel album, l’Etre politique (rappelons que O’Reilly a une maman française), dans les bacs en mars 2018, avec Dollar, critique du capitalisme. Il nous faudra une deuxième écoute pour savoir si on aime ou pas. On continue à parler politique avec Mean Times, où à nouveau la cavalerie débarque.

On aime toujours autant la version scénique de The Scottish Widow (avec Mike O’Connell et Albert Jones en vedettes), l’un des morceaux les plus aboutis de son auteur. Reach Out (sur la crise économique) et Same Side achèvent de faire le portrait d’un O’Reilly énervé et impliqué. On est sur les rotules et c’est franchement agréable. On souhaite un bon anniversaire à Mike O’Connell (le running gag de tout le set), et on ralentit la cadence avec Steal Love et Bleed (lemorceau de bravoure de Mike O’Connell). On se donne rendez-vous l’année prochaine pour découvrir sur scène le nouvel album. Car comme dit notre grand-mère,  « Tout cela avait un goût de trop peu ».

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