On y était : Adrian Crowley, à the Workman’s Club, Dublin

P1050218
Adrian Crowley

Adrian Crowley, le Leonard Cohen irlandais (mais pas que), défendait son nouvel album Some Blue Morning ce vendredi au Workman’s Club à Dublin. Magique..

Le song writer Adrian Crowley a beau être francophile, et surtout super talentueux, il reste un illustre inconnu dans nos contrées. Nulle trace de concert en France : donc direction Dublin ce vendredi et plus précisément The Workman’s Club, salle cosy où il vient défendre son somptueux septième album, Some Blue morning, sorti en novembre. Katie Kim (ou Katie Sullivan dans le civil), qui s’associe souvent avec Crowley, assure la première partie, seule à la guitare électrique et avec sa pédale loop. On aime son humour pince-sans rire : « cette chanson est dédiée à Jennifer Aniston, « enceinte » de quatre mois ». Evidemment, le morceau est d’une tristesse (et beauté) à pleurer. Son folk rock atmosphérique est assez envoûtant et on craque littéralement pour Day is coming, morceau de bravoure palpitant.

Evidemment, elle rejoindra Adrian Crowley au cours de son set . Lequel commence logiquement par son « tube » The saddest song, morceau « triste » forcément où sa voix de crooner à la Leonard Cohen (on pense aussi à Stuart Staples de Tindersticks) fait déjà son effet. Des frissons, on en aura beaucoup tout au long d’un concert, à la fois recueilli et joyeux. Car oui, Adrian Crowley écrit superbement des chansons d’une très belle noirceur mais se révèle drôle sur scène. Et c’est un sacré conteur : voilà qu’il nous explique l’origine de la sublime The Magpie song, l’histoire d’une pie particulièrement fourbe avec laquelle il a dû lutter lors d’un séjour dans les Pyrénées. Mention spéciale à Trouble, d’une mélancolie à tomber. Une reprise du Velvet Underground et les morceaux de l’album s’enchaînent, souvent accompagnés de deux violoncellistes hors pair. Puis vient le moment le plus « risqué » : The Wild Boar. Crowley commence à l’harmonium et se lance dans une histoire à la Twin Peaks, celle d’un homme qui se perd dans une forêt. Un texte récité comme un poème, magique et très, très bien négocié. On applaudit l’exploit. On se dit (presque) au-revoir avec Some Blue morning : « It will be wild and amazing » dit la chanson. Oui, en effet, c’était « sauvage et formidable ».

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s