On y était : Mick Flannery au Centre culturel irlandais

Ce mercredi, Mick Flannery investissait la chapelle du Centre culturel irlandais, avec By the rule, son quatrième album sous le bras. Un song writing sensible et une voix à la Tom Waits qui mériteraient d’avoir un plus large écho dans nos contrées…

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Mick Flannery à la chapelle du Centre culturel irlandais

Mercredi soir à la Chapelle du Centre culturel irlandais. Mick Flannery arrive sur scène presque sur la pointe des pieds. « C’est mon premier concert à Paris. Vous êtes prêts pour un paquet de chansons tristes ? ». C’est vrai que les ballades du song writer originaire de Blarney, dans le comté de Cork, ne sont pas d’une gaité folle mais on aime ses mélodies folk, émouvantes et immédiatement accrocheuses. Flannery est un conteur sensible, parfois rageur et doté  d’ un indéniable talent d’écriture.  Armé de sa guitare ou assis au piano, il parle, avec son style sans esbroufe, des amours mortes, de celles qui brûlent l’âme, de ses angoisses. Il s’intéresse aux laissés pour compte comme ce barman qui s’ennuie prodigieusement ou les drogués qu’il a croisés à Berlin (« il n’y a que des hipsters ou des junkies »), ville où il a écrit By the Rule, son nouvel opus.

Ce quatrième album studio, après  Red to blue sorti avec succès en 2012,  recèle la très réussie The Small Fire. « ‘I lit the small fire Mam – but I don’t know who lit the big one » : j’ai repris cette phrase de mon grand-père maternel, quand il a mis le feu par accident à la grange de la ferme de sa mère » explique-t-il. On est presque étonné de l’entendre parler autant, lui qui a la réputation d’être très timide. Flannery est homme de peu de mots, ses textes et sa musique, nourrie à Bob Dylan et Leonard Cohen, parlent pour lui. Sur scène, il force sa nature et se révèle drôle et ironique : « Je n’ai pas l’habitude de jouer devant des gens qui ne sont pas saouls » se marre-t-il.

Un point sur sa voix : puissante comme celle de Bruce Springsteen, période Nebraska,  grave et rocailleuse à la Tom Waits. Les références pourraient être pesantes mais la magie opère toujours. Notamment avec la chanson Boston, sublime love song aux paroles d’une simplicité déchirante. De celles qui vous arrachent des larmes. Dans les nouvelles chansons, on retient l’introspectif et au rythme paradoxalement « joyeux » de Get what you give, Pride (« ou plutôt la fierté masculine ») et Live in Hope. « Vous êtes toujours réveillés? » s’inquiète-il alors que le public l’écoute religieusement. Mais c’est bientôt la fin et on se dit au-revoir avec Safety rope, l’un de ses titres phare, issu de White lies, son second album. Un salut discret et il est déjà parti. On aurait bien écouté  un autre paquet  de « chansons tristes ».

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