Laghdu : le « moins » selon Caoimhin O’Raghallaigh et Dan Trueman

Les fiddlers Caoimhin O’Raghallaigh (The Gloaming, This is how we fly) et Dan Trueman étaient de passage au Centre culturel irlandais ce jeudi pour présenter (une toute petite partie de) leur album Laghdu. Magique…

caoimhin et dan
Caoimhin O’Raghallaigh et Dan Trueman à la chapelle du Centre culturel irlandais

Bon, essayer de rester sobre et d’éviter les superlatifs. C’est franchement impossible quand il s’agit de parler de Caoimhin O’Raghallaigh, membre de This is how we fly et The Gloaming, LE succès de 2014 en Irlande. De retour ce jeudi dans le cadre du Meta-Perception Club, au Centre culturel irlandais où il a été résident, le fiddler était accompagné de Dan Trueman, un professeur de musique américain de l’université de Princeton, avec lequel en 2014 il a composé et enregistré Laghdu (ou « réduction »), un album qui tend à la perfection.

Le « moins », c’est bien ce que cherche le duo en revisitant la musique traditionnelle irlandaise et scandinave. Une certaine idée de l’épure, à la fois baroque et minimaliste. Comme jouer avec les silences pour casser le rythme et faire jaillir ensuite les notes un peu plus fort (le très réussi Leathan le Leathan). Le résultat est à la fois imprévisible, inventif (le son plus grave du hardanger, violon norvégien à 10 cordes, y est pour beaucoup). C’est également joyeux (what, what, what) et souvent expérimental (tuireamh na n-iolar). Et c’est surtout très, très beau.

En une demie-heure à la chapelle du CCI, les deux musiciens ne peuvent évidemment pas tout jouer mais prennent la peine d’expliquer l’origine de leurs instruments et l’originalité de chacun d’eux (comme cette jolie tête d’enfant aux yeux bandés au bout du manche…).  Entre temps, les deux violons à l’unisson rendent toute sa force et sa délicatesse à Fead an iolair, un irrésistible morceau traditionnel. Ce titre est repris sur un ton plus mélancolique avec l’excellent Caol le Caol, qui nous perd à chaque instant. Le risqué Aonar, sombre, atmosphérique et envoûtant vient clore un concert beaucoup, beaucoup, beaucoup trop court. On croise les doigts pour un nouveau passage parisien.

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