On a écouté : Hozier – Nina Cried Power (EP)

Après quatre de silence discographique, Hozier donne enfin de ses nouvelles avec Ep efficace. En attendant l’album en 2019…

Quatre ans sans donner de nouvelles, c’est long. Après avoir conquis la planète avec son premier album homonyme en 2014, Hozier ( Andrew Hozier Byrne dans le civil) avait seulement signé Better Love, une chanson un peu tarte pour le film Tarzan en 2016. Il revient enfin aux affaires avec un EP de quatre titres en guise d’amuse-bouche : un LP est annoncé pour début 2019.

Que faire après un tel succès? Compliqué en effet, mais ce qu’il nous donne à entendre a plutôt tendance à nous rassurer. On commence d’entrée avec le morceau de bravoure, dans la lignée, en moins efficace quand même, de Take Me To Church, le titre phare de sa dernière livraison. « It’s not the song, it is the singin’ / It’s the heaven of the human spirit ringin’ It is the bringin’ of the line / It is the bearin’ of the lie / It’s not the wakin’, it’s the risin’ / And I could cry power (power) Power (power) Power (power) Nina cried power / Billie cried power / Linus cried power : une chanson de révolte donc, inspirée par l’héritage laissé par Nina Simone, Joni Mitchell, Billie Holliday, James Brown et la diva Mavis Staples.

Cette dernière vient d’ailleurs poser sa voix sur ce morceau aux chœurs gospel. Frissons garantis à l’écoute de ce titre qui rend hommage à des artistes qui ont défilé aux côtés de Dr. Martin Luther King, Jr. pendant le mouvement des droits civiques. Une ode fort à propos (l’Amérique de Trump et le mouvement Black Lives Matters), qui n’est pas surprenante en soit tant Hozier est inspiré par la musique et la culture noire américaine.

On s’offre une pause avec NFWMB, une love song folk, aux accents soul et atmosphérique sur la fin du monde. La voix puissante de Hozier est mise en sourdine : un peu de délicatesse ne peut pas faire de mal. Les fans de To Be Alone et Angel of Small Death seront en terrain connu avec le bluesy (ah les claquements de doigts) Common Tongue. Avec Shrike, on pense aux ballades boisées In a Week ou Cherry Wine. On aurait aimé un peu plus de folie et qu’il se réinvente un peu plus mais on ne peut pas nier que Hozier, à la croisée des chemins, mène rondement son affaire.

 

En écoute ici :

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