On y était : Soak au Carmen (Festival Fireworks)

Hier soir, la song-writer nord-irlandaise faisait une halte au Carmen avec les ballades de ses deux E.P. Un petit bout de femme de 18 ans, au talent encore brut mais déjà impressionnant.

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Soak, en showcase au Carmen, festival Fireworks

Depuis deux ans déjà, on ne parle plus que de Soak. Un vrai phénomène cette petite nord-irlandaise qui, dans le civil, porte le joli nom de Bridie Monds-Watson. Agée seulement de 18 ans (et oui), la multi-intrumentiste, née à Belfast mais élevée à Derry, a été la première  signature du label Goodbye, piloté par Chvrches (qui l’ont remixée). Cela donne deux E.P. bouclés en un an, dont Blud qui recèle de belles ballades atmosphériques, dans la lignée d’une Cat Power. Juste pour info, la demoiselle a commencé la guitare à 13 ans.. Soak (combinaison des mots  Soul et Folk, ce que sa musique n’est pas…)  faisait donc une halte hier soir au Carmen dans le cadre du festival A nous Paris Fireworks.  « C’est marrant, quand je suis venue jouer à Paris, on allait ensuite faire la fête ici » se marre-t-elle. Le décor néo-classique de cet ancien hôtel particulier la change des terrains de skate (sa passion) qui ont jalonné sa récente tournée au Royaume-Uni.

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Setlist avec ballons et godzilla.

On commence avec Sea creatures (« une histoire de baleines et de poissons  » où elle console un ami qui a des soucis au lycée). Ce titre écrit en 2012 (elle avait 15 ans…) lui a valu entre autres une participation au festival Other Voices à Dingle la même année (un passage surprise en 2014) et à Glastonbury l’été dernier. « I pray for you, and you know I don’t like Jesus /Want you to get better /Please, please get better/ For you, for me ». Les textes sont simples mais d’une étonnante maturité. »Quand mes parents se disputaient, mon frère allait à l’étage pour ne pas entendre tandis que je restais l’oreille collée sur le plancher de ma chambre pour écouter » : des tracas d’ado parfaitement palpables dans Blud, où sa voix pure et pas encore totalement sortie de l’enfance prend toute son ampleur. On aime Shuvels, mélodie minimaliste à la guitare / choeurs qui donnent des frissons. Et c’est pourtant une b-side… Coup de cœur pour B a nobody, morceau assez poignant sur les tourments teenage et qui a beaucoup participé à sa gloire naissante. Il figure évidemment sur Before We Forgot How To Dream son premier album, produit par Tommy McLaughlin de Villagers, prévu le 1er juin chez Rough Trade records. Non, décidément, Soak, n’est pas n’importe-qui.

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