On n’y sera pas… Jennifer Evans à l’Odessa Club

Le problème, quand on ne vit pas à Dublin, c’est que l’on rate des concerts a priori mémorables. C’est le cas avec la très classe Jennifer Evans, qui se produit ce soir à l’Odessa club. Mais d’abord faisons les présentations…

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Jennifer Evans

En Irlande, la critique a très, très bien accueilli son premier opus, intitulé Works From the Dip and Foul, (The Delphi Label), dans les bacs depuis le 14 novembre dernier. Titulaire d’une bourse du Arts Council (ce qui est rare quand on ne fait pas de classique ou du pur jazz), Jennifer Evans a pris son temps  : son Ep baptisé The Salient Point est sorti il y a cinq ans… En fait, en plus d’entraîner sa voix avec une thérapeute, elle aime varier les plaisirs : par exemple, elle a fait des vocalises semi-improvisées pour une performance d’Aerial, mise en scène par Emily Aoibheann de Paper Dolls au Smock Alley Theatre…

Son album a été enregistré à Dublin, supervisé par Stephen Shannon (alias Strands, le même qui vient de produire celui d’Inni-K) et joué par son groupe, Shane Holly et Sean Maynard. Le résultat ? neuf chansons toutes écrites avec rage par la jeune femme. L’une d’entre elles, Your cause, a été composée avec le talentueux Rhob Cunningham (lequel a signé l’un des meilleurs albums de l’année passée). Figure également sur la playlist, Unfinished Sympathy, une reprise, à donner des frissons, du morceau signé Massive Attack.

Sur le plan vocal, Jennifer Evans puise dans le jazz, du côté d’Ella Fitzgerald et de Billie Holiday. Le jazz, ainsi que le blues, le rock et le dark folk, ont également une grande influence sur sa musique. Avec sa guitare, acoustique et / ou électrique, elle rappelle de grandes performeuses comme St Vincent et Anna Calvi. Son écriture est aussi habitée, riche et émouvante. Ses thèmes de prédilection ? l’expérience personnelle, la question de l’identité et de ses origines. On croise les doigts pour une date parisienne…

Sur la vidéo de Colours of bruises, elle a travaillé avec la chorégraphe et artiste Dasniya Sommer où l’on voit des performances avec des cordes japonaises de Shibari.

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