On y était : Hozier (w/ Rhodes) aux Folies Bergères

On avait zappé son Olympia : on s’est rattrapé en assistant à l’un des deux concerts complets  d’Hozier aux Folies Bergères ce week-end. Un show ultra-rodé où le songwriter de Bray est apparu libéré. Avec Rhodes, la sensation pop / folk en première partie.

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Rhodes

20h, aux Folies Bergères, ce samedi. Rhodes arrive dans une salle quasi pleine. Sa réputation l’a sans doute précédé. Le songwriter anglais, dont on parle beaucoup, n’a aucun mal à se mettre le public dans la poche. Seul à la guitare, celui qui a assuré les premières parties de Vance Joy, George Ezra et Years & Years séduit surtout grâce à son timbre de voix, éraillé dans les moments de bravoure. On retient Raise your love, You and I dans une version racourcie et Let it all Go, titre qu’il chante d’habitude avec Birdy (oui celle a qui l’on doit la reprise la plus connue de Skinny Love de Bon Iver…). Il sera de retour à Paris le 4 février prochain à la Maroquinerie.

Après une demi-heure sur scène, il laisse sa place à la star du soir. On n’avait raté aucun des rendez-vous parisiens d’Hozier – Le Nouveau Casino, le Trabendo – à l’exception de l’Olympia. A l’époque, on avait déclaré forfait car on saturait un peu : c’est bien simple, on ne parle que du phénomène, ou presque, quand on évoque la scène irlandaise à l’étranger. Mais en une heure trente de show ultra-rodé, devant une salle pleine (le concert de la veille était également sold out), sa voix puissante et son rythm and blues  / Folk / Gospel ont, en partie, produit leur effet.

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Hozier

La  boisée Like real People do ouvre le bal et prend un peu d’électricité et des beats de batterie. A l’étage, des jeunes filles, en nombre ce soir dans la salle, se lèvent dès les premières notes du redoutable Angel of Small Death & The Codeine Scene. Premiers claps avec From Eden et le funky Jackie and Wilson. On constate que ses longues tournées à travers le monde l’ont rendu moins timide. L’interaction avec le public est devenue plus naturelle et c’est plutôt agréable. Mais c’est quoi cette drôle de guitare (un bidon d’essence transformé ??) que le songwriter de Bray utilise pour To be Alone? On ne s’interroge pas très longtemps car le morceau agit comme un tourbillon. Alana Henderson au violoncelle brille sur Someone New. La songwriter fait partie des nouveaux et excellents musiciens de la tournée. Les Wyvern Lingo, originaires de Bray également et présentes lors des concerts précédents, étant occupées à se construire une belle carrière. Henderson a droit à un joli duo avec Hozier sur In A week : cela nous vaut, en préambule, un mini-débat avec les (nombreux) Irlandais présents sur les Wicklow Mountains qui entourent sa ville d’origine ( alors des collines ou des montagnes ?).

Auparavant, Hozier livre une version franchement réjouissante de Blackbird des Beatles : ou comment un hymne folk devient un bijou de groove. Une cover qui nous plait davantage que ses relectures de chansons R’N’B, comme 1 thing d’Amerie ou Problem d’Ariana Grande… Après le sexy et addictif Sedated, on se quitte presque avec, évidemment, Take me to church, LE titre sur l’homophobie qui l’a rendu star. C’est une vague d’amour dans le public qui connaît les paroles par coeur (petite overdose de notre côté). On a droit à une démonstration à la guitare folk avec Cherry Wine et le single Work Song clôt un set parfois lisse, mais carré et plutôt épique.

 

 

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