On a écouté : The Divine Comedy – Foreverland

Six ans après Bang Goes the Knighthood, Neil Hannon revient enfin aux affaires avec Foreverland, une collection de 12 pépites pop. Le songwriter nord-irlandais nous a fait languir mais est excusé tant ce nouvel opus prouve à nouveau le sens de la dérision et le talent du désormais gentleman farmer.

foreverland
Pochette de Foreverland

Neil Hannon s’est fait prier. Six ans après Bang Goes the Knighthood, le songwriter nord-irlandais donne enfin de ses nouvelles discographiques, sous le nom de The Divine Comedy, avec Foreverland. L’attente fut longue mais la patience paie car c’est un come back royal. Officiellement, Hannon voulait que cet onzième album sonne « pop synthétique ». Mais il est finalement revenu à ce qu’il sait faire,  de la pop orchestrale avec beaucoup d’instruments. Du changement dans la continuité donc. L’esprit de dérision (la politesse du désespoir) est également toujours bien vivace et ça commence dès le premier titre, Napoleon Complex (comment compenser sa petite taille en ayant soif de pouvoir).

La référence « impériale », on y a également droit avec Catherine The Great: le premier single avec ouverture à la harpe et clavecin-roi, dédié à la fois à la fameuse souveraine et  à Cathy Davey, sa compagne auteur-compositeur et interprète. « Catherine the Great / With her military might /She could defeat anyone that she liked / And she looked so bloody good on a horse. » ou comment parler du pouvoir des femmes avec humour.

Cathy Davey, et sa voix sucrée et ingénue, donne la réplique à ce pessimiste joyeux dans Funny Peculiar, un duo délicieux, très fifties tendance Broadway. Même ambiance également avec la sublime et originale Other People, une chanson sur un amour déçu. La voix d’Hannon semble enregistrée sur une bande démo. Les cordes entrent en action, doucement et prennent de l’ampleur pour atteindre un lyrisme assez bouleversant. Le tout s’achève brutalement sur « un blah, blah » désabusé. Parce que, à quoi bon…Une pure merveille.

Neil Hannon s’est trouvé son petit coin de paradis (d’où le titre « Foreverland ») à une heure de Dublin, à la campagne et entouré d’animaux. D’ailleurs Wayne, l’un de ses ânes, s’invite sur How can you leave me on my own, où le songwriter attend  sa belle avec un art de la dépréciation assez réjouissant. Suite logique à son désespoir avec I joigned the Foreign Legion (to forget), où il montre encore une fois sa francophilie.

L’accordéon sur The Pact est un hommage un peu plus évident. L’épique et trépidant A Desperate Man pourrait figurer sur la bande-son d’un James Bond (l’influence de John Barry ?). Le très émouvant To the rescue est un classique immédiat grâce son orchestration ultra-raffinée où les cuivres et les cordes se mêlent dans un tourbillon qui va crescendo. Le pic d’un album par un orfèvre enchanteur, qui depuis plus de vingt ans se fiche avec brio des modes.  Qu’il en soit ici remercié.

Tracklist :

1. Napoleon Complex
2. Foreverland
3. Catherine The Great
4. Funny Peculiar
5. The Pact
6. To The Rescue
7. How Can You Leave Me On My Own
8. I Joined The Foreign Legion (To Forget)
9. My Happy Place
10. A Desperate Man
11. Other People
12. The One Who Loves You

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