On y était : James Vincent McMorrow au National Stadium, Dublin

J-2 avant le retour de James Vincent McMorrow à Paris, dans un Elysée Montmartre tout neuf. On s’est offert un premier rendez-vous à Dublin, le 7 octobre dernier, au National Stadium. Un show perturbé mais convaincant et au long cours.

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James Vincent McMorrow au National Stadium, Dublin

Donner un concert dans un lieu où l’on organise plus de 55 matchs de boxe par an, cela peut paraître étrange. James Vincent McMorrrow s’étonne lui-même de jouer au National Stadium, à Dublin, en ce 7 octobre. Le songwriter s’en amuse même. On ne l’avait d’ailleurs jamais vu d’aussi excellente humeur. Le fait de jouer à domicile certainement (après avoir lancé sa tournée à Galway deux jours auparavant, avec également les surcôtées Wyvern Lingo, en première partie).

Cela faisait deux ans qu’il n’était pas monté sur scène pour un  set en tête d’affiche dans sa ville natale. Les blagues fusent donc, devant un public conquis d’avance mais pas franchement discipliné. De loin, la salle ressemble à une fourmillière, avec ce ballet incessant vers les bars. Cela ne semble pas déranger la vedette du soir, mais nous, un peu (beaucoup même), en indécrottable française que nous sommes. Un vrai choc culturel qui devrait s’estomper après nos voyages incessants à Dublin. Mais non, cela ne passe pas…

Difficile dans ces conditions d’apprécier pleinement le show : on aura droit entre autres à beaucoup de synthés /machines et à de beaux éclairages graphiques faits de carreaux de lumière en fond de scène. JVM présente les nouvelles chansons de son dernier album, We move, virage sans retour, et globalement convaincant, vers le R’N’B, la pop et l’électro. En tout 18 titres sur la setlist: un concert généreux donc, et un habile panachage de nouveautés et de oldies.

p1070705Sur une intro du groovy  Everybody Loves the sunshine de Roy Ayers, qui a été samplé par nombre stars du hip hop comme Mos Def,  on attaque avec Red Dust, l’un des titres phares et les plus émouvants de Post Tropical, son deuxième album. Dès qu’il monte dans les hauteurs, le falsetto de JVM déclenche une vague d’amour dans l’assistance. Deux titres de We Move et voilà Get Low, qui avec ses choeurs et son beat minimaliste, est un classique instantané.

Après un Higher Love qui arrache les larmes, on fond à l’écoute de Gold, une pépite dont les nouveaux arrangements nous gâchent un peu notre plaisir (trop de guitare). Les chansons défilent dans un brouhaha incessant et arrive Rising Water, premier single du nouvel album, aux nappes synthétiques entraînantes et accrocheuses. Enfin, le public se risque à quelques clapping avec We don’t eat, issu de Early in the morning, le premier LP aux accents folk. Egalement issu de cet opus, If I had a Boat fait un carton en rappel et la déchirante Cavalier clôt logiquement le set. Deux chansons aux antipodes, qui résument à elles seules le chemin parcouru par le songwriter. La direction prise par JVM nous séduit plutôt (à quelques titres près) : hâte  d’étudier à nouveau ce cas d’école, sensible et émouvant, mardi à l’Elysée Montmartre.

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