On y était : Colm Mac Con Iomaire au Centre Culturel irlandais (chapel sessions)

Hier soir, on a fêté la Saint Patrick en compagnie de Colm Mac Con Iomaire (Kila, The Swell Season, The Frames). L’un des meilleurs fiddlers de sa génération a laissé parler sa musique « cinematic » lors une belle chapel session hier soir au Centre culturel irlandais.

17 mars : le vert est mis au Centre culturel irlandais. Si on doutait encore de la date, l’éclairage sous le porche nous confirme qu’on est bien le jour de la Saint Patrick. Et certains se sont habillés pour la circonstance avec chapeaux, melons et hauts de forme flanqués du nom d’une célèbre marque de bière. Le public est venu écouter Colm Mac Con Iomaire, l’un des meilleurs fiddlers de sa génération, qui a oeuvré au sein de Kila, The Swell Season. « Le centre de The Frames « , selon le très respecté Philip King, membre fondateur de Scullion et du festival Other Voices, a deux albums à son actif : The Hare’s Corner (nommé au Meteor Choice Music Prize en 2008) et And Now The Weather (enregistré avec des pointures comme Liam Ó’Maonlaí, Carol Keogh, Colm Ó’Snodaigh et Colm Quearney). Le multi-instrumentiste y livre une musique instrumentale cinématique, mélancolique, accessible, entre tradition et modernité.

Colm Mac Con Iomaire s’étonne du silence religieux de l’assistance après un passage à l’ambassade d’Irlande où « je ne m’entendais pas jouer ». Ses titres défilent, toujours accompagnés d’une explication de texte: on retient évidemment Emer’s Dream, aux accents jazzy et l’atmosphérique A Study of Scarlet. On vient souvent chercher Colm Mac Con Iomaire pour des projets culturels : cela donne par exemple la très dreamy Blah (ou Flower) écrite pour un projet théâtral destiné aux enfants. Il commence cette « odyssée de la graine d’une fleur » à la guitare, et avec sa pédale loop, ajoute des couches successives d’instruments. Entouré d’une pianiste et d’un guitariste, il utilise cette technique tout le set, ce qui donne un peu plus de profondeur et de texture.

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Le riff énergique au violon de The Finnish Line, titre un peu malmené (les effets du décalage horaire sans doute car de retour des Etats-Unis où il a été bloqué par une tempête de neige), est le résultat… « d’un jet-lag à Helsinki et du mal du pays ». Moment d’émotion quand Colm Mac Con Iomaire évoque le combat (perdu) par sa sœur contre la maladie avant d’entamer In the Arms of The Angels (avec voix d’anges). On se replonge dans le Sean Nos avec The White Boat, ou le regard d’une jeune femme qui a perdu son jeune époux en mer alors que celui-ci ramenait le prêtre qui les a mariés. A Farewell to the sea conclue avec une efficacité redoutable, un triptyque sur Sappho’s Daughter, d’après la légende grecque et le poète Theo Dorgan de Cork.

Lors du rappel, Lisa O’Neill, qui vient de faire les premières parties de The Divine Comedy, résidente au CCI et en chapel session le 29 mars, prend son banjo pour une relecture assez magique de Peggy Gordon, « une autre chanson triste sur un amour non partagé ». Un hommage à son beau-père marin avec Thou Shalt Not Carry, aux accents très jazzy et à l’Insurrection de Pâques 1916, avec Solasta, et on se quitte avec un morceau traditionnel improvisé lors du second rappel. De notre côté, on repart avec des images de lande et de falaises fouettées par les vents.

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