On y était : Vantastival à Beaulieu House, Drogheda, suite et fin

En ce 3 juin s’achève le Vantastival, festival cool et exceptionnellement ensoleillé. On fait à nouveau le plein de plaisirs auditifs lors d’une dernière journée, entre jeunes pousses et groupe iconique des années 1980 et 1990.

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Suite et fin du Vantastival. En ce dernier jour, à la Beaulieu House, Drogheda, on se pince : le ciel est dégagé et la pluie ne viendra pas jouer les trouble-fête. Les kids s’amusent toujours autant dans l’espace qui leur est spécialement dédié, avec lanceurs de grosses bulles et concerts rien que pour eux. Chez les grands, c’est un mélange de parents, jeunes du coin et d’hippies. Bref, c’est ambiance « zen » .

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Côté musique, on se réjouit de revoir Marlène Enright sur scène, après l’avoir applaudie à Cork (voir ici) d’où elle est originaire. En pause avec le groupe The Hard Ground, la songwriter a livré Placemats and second cuts, son premier essai solo et l’un des meilleurs albums de 2017 (une nomination ultra-méritée au RTE Choice Music Prize). Au synthé, elle offre une pop classieuse, qui lorgne vers Feist (1 2 3), au doux glacis vintage.

De son côté, Maija Sofia s’inspire, notamment des mythes (Persephone), pour célébrer la femme. Du folk minimaliste (guitare électrique, voix)  et écriture inspirée : perfect combo. La folkeuse est accompagnée par son amie Ellie O’Neill, qui en plus d’assurer les harmonies vocales, nous gratifie d’un de ses titres. A suivre également. Susan O’Neill, aka Son, charme avec son folk – americana, avec loops, harmonica et sa voix joliment éraillée dans un set beaucoup trop court. On file découvrir Molly Sterling, citée parmi les 18 artistes à suivre en 2018 par le magazine Thin Air. La voix est puissante (entre Lana del Rey et Hannah Reid), aux accents tragiques et au service de ballades au piano-synthé assez sombres (effet accentué par le violoncelle).

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Changement de ton complet avec ses amis de The Wood Burning Savages, des nord-irlandais (Derry) énervés et au punk rock qui l’est tout autant. La politique, comme la séparation de l’église et de l’Etat, est leur grande affaire et c’est loin de nous déplaire. Et comme c’est fait intelligemment, on ne peut qu’adhérer. On retrouve la même frénésie avec Thumper, un quintet dublinois à la noise pop addictive et aux paroles acérées. Leurs riffs de guitare ont des effets magiques : on ne peut s’empêcher de bouger son corps. On n’a pas fini d’entendre parler de la bande. Juste avant elle, on a droit à la pop aux teintes électro de Dreaming of Jupiter, aux ballades efficaces (Light of my life) et groovy (Eyes of Stones). Le batteur, franchement inspiré derrière ses fûts, encourage le public à danser. Celui-ci ne se fera pas prier très longtemps.

Sous la grande tente, on s’offre une parenthèse « musique traditionnelle » avec Varo, un trio original car composé d’une française, d’une italienne et d’un irlandais. Ses influences? La musique baroque et médiévale et bien sûr la scène irlandaise (Sandy Denny, Ann Briggs, June Tabor, Maddy Prior, Dolores Kean..) Au final, de belles harmonies vocales, des murders songs (Sovay), une relecture émouvante du genre, où l’on convoque les poètes comme Robert Burns.

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Toujours devant la grande scène, on succombe à nouveau à l’écoute de Loah (Sallay Matu Garnett dans le civil), aux origines irlandaises et de Sierra Leone. Son « artsoul » avait déjà fonctionné sur nous lors de son concert au Centre culturel irlandais (voir live report). Moment phare du set : Cortège, son hommage aux femmes en langue mendé. Elle laisse sa place au groupe iconique de la journée, The Stunning, qui a cartonné dans les années 1980 et 1990 et n’avait pas donné de nouvelles discographiques depuis longtemps (un album studio sorti cette année, soit 26 ans après sa dernière livraison). Evidemment, la setlist ne peut se passer des hits Got to Get Away, Half Past Two, Romeo’s on Fire et Brewing up a Storm. Ce rock, très américain, n’est pas a priori notre tasse de thé mais on se laisse gagner par la ferveur du public, qui fait la fête à de redoutables performeurs. Nos doutes de Française, peu habituée au genre, sont balayés quand la bande emmenée par les deux frères Wall, osent les notes jazzy. Ultime plaisir auditif lors d’un festival qui n’en a pas manqué.

 

 

 

 

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